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Articles de la CPGE Arts & Design de Toulouse

Rencontre avec Karine Veyres

30 Septembre 2011 , Rédigé par Gilles Debrus

Karine Veyres est une artiste qui éveille les sens ! Monochromes et intenses, ses œuvres sont la signature d'une personnalité passionnée à découvrir. Rencontre avec celle qui voit rouge...

 

Après un cursus universitaire en Arts Plastiques, Karine Veyres expose dans de nombreuses galeries. En 2005, elle fonde une association pour la promotion des arts plastiques en milieu rural, Appel d'Art, à laquelle elle consacre tout son temps, tout en continuant de produire.


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En entrant dans l'atelier de Karine Veyres...

 

 

Son travail, comme dépendant de la couleur rouge, se situe entre abstraction et figuration, il renvoie en tout cas au réel.

Entrées dans son atelier, Karine Veyres commence par me montrer des croquis

« Un carnet, de l'époque où je ne faisais plus rien. Tu vois, des dessins de mes filles, mes pieds... »

et puis elle ajoute « Je ne dessine pas au crayon, je trouve que c'est... trop dur, pas toi ? D'ailleurs, la tentation de gommer est trop forte. Je le vois avec les enfants, dans l'association .A cinq, six ans, ils commencent à vouloir bien faire, et ils gomment sans arrêt ; je leur colle un feutre dans les mains, et là, ils sont beaucoup plus spontanés ! La gomme n'est autorisée qu'en de spéciales occasions. »

Pour elle, tout est plutôt affaire de toile, de matière, d'acrylique et de peinture vinylique. En masse, la peinture coule sur la toile, ne livrant qu'un océan de couleur. « C'est pesant, dit-elle, tout ce rouge », et pourtant, c'est au sein de cette masse que se dégage toujours une forme. Un rond blanc sur une toile rouge, des éclaboussures contrôlées dans le blanc d'un espace défini, que le rouge encercle sans encombrer, pour un résultat graphique.

 

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«  C'est pesant, tout ce rouge ... »

 

D'ailleurs, lorsque Karine Veyres ne peint pas, elle dessine... Sur papier photo. Dessins photographiques, rayogrammes, empruntes, autant de technique qui laissent apparaître la forme, qui laisse la couleur apparaître « autour » d'elle, sans jamais que l'artiste n'ai à la dessiner.

Ou encore, lorsque le rouge a entièrement envahi la toile, l'espace, le monde, l'œil de l'artiste et du spectateur, Karine Veyres appose à temps un nouvel élément. Les lettres de plaques d'immatriculation « OGMOGMOGMOGM » ou « Marée Noire », une figurine de cochon, qui viennent fusionner avec le rouge. L'élément ajouté et la couleur, assemblés, se donnent mutuellement du sens. Alors, beaucoup de rouge, des figurines de cochons, mais jamais d'humains ?

Mais si ! Karine Veyres ressort des « œuvres du début », des portraits, avec une technique toujours très diluées, qui jouent sur la transparence et la superposition des couleurs. Ce sont des portraits d'artistes qu'elle aime ou admire beaucoup dit-elle, en ajoutant : « en fait, je n'étais pas si loin de ce que je fais maintenant. Il y avait là déjà du rouge, et jamais de contours... »

Car en ce moment, c'est à la série des Diluviennes, que se consacre Karine Veyres, et qu'elle me dévoile en avant première. La couleur, toujours la même, est aujourd'hui lavée, délavée, à grande eau, comme une tempête, une bourrasque qui traverse la toile, comme un orage. D'ailleurs, je conclus l'interview une fois que l'artiste eu expliqué : « je ne veux pas vraiment faire des paysages, mais malgré moi, j'y reviens tout le temps ».

 

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Ci-dessus, atelier de Karine Veyres.


Article proposé parHélène Bouzidi. Rencontre du 24 / 07 / 2011 à Flaugnac (Lot).

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