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Articles de la CPGE Arts & Design de Toulouse

David Hockney, une vision plus large.

28 Septembre 2012 , Rédigé par Gilles Debrus

 

David Hockney, une vision plus large du 15 mai 2012 au 30 septembre 2012 à la fondation Guggenheim Bilbao.

 

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Avant l’exposition j’entre  dans la fondation Guggenheim. La baie vitrée, le marbre, le plâtre, tout est clair, tout est lumière. Je sens déjà qu’on pénètre dans un lieu extraordinaire baigné d’une aura fantastique. Je prends l’ascenseur, je monte les quelques étages qui me séparent de l’exposition temporaire et entre dans la première salle. Les toiles sont immenses et de couleurs vives, ce sont ses derniers travaux inspirés par le travail de Le Lorrain sur le sermon de la montagne. Dans cette salle 3  peintures préparatoires à la composition principale A Bigger Message attirent mon attention car ce sont en réalité trois impressions gigantesques faites à partir de dessins faits sur i-pad. Je suis surpris par les qualités graphiques et chromatiques que cela dégage. Sur le chemin vers la seconde salle j’apprends que l’utilisation de téléphones et de tablettes est une partie intégrante du travail actuel d’Hockney ; à l’âge de 85 ans il maitrise parfaitement ces nouvelles technologies et cherche ainsi à développer un nouvel art pictural.

 

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La seconde salle est consacrée à ses carnets de croquis. Il utilise principalement de l’encre et de l’acrylique et on peut sentir une grande assurance du geste et une spontanéité dans ses esquisses. Les quelques doubles pages présentées me permettent de comprendre son travail d’étude et ses sources d’inspirations grâce à des vue panoramiques de paysage et des phénomènes météorologiques qui sont montrés.

 Je parcours ensuite le chemin dessiné par la peinture d’Hockney. Il se joue des déformations optiques de la perspective aussi bien dans ses peintures que dans ses collages photographiques. Les compositions des œuvres m’ouvrent les yeux sur des panoramas toujours très riches et les grands mouvements de pinceaux permettent à mon œil de reconnaitre les volumes et de trouver un chemin vers le lointain. Dans le paysage d’Hockney les yeux ne se perdent jamais dans la toile ou la composition. Il arrive à retranscrire avec beaucoup de justesse le mouvement du regard devant un paysage. Le regard qui parcourt, se stoppe, s’attarde, se rapproche, s’éloigne, la vue qui n’arrive pas à discerner ou au contraire insiste sur un détail.

 

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Les études et les toiles sur le Yorkshire m’offre une nouvelle vision du travail d’Hockney. Ici, Hockney attache une grande importance à la lumière et aux ambiances et à l’instar des impressionnistes : c’est par petites touches (et plus larges aussi) qu’il s’exprime. La lumière et les perspectives souvent frontales happent le regard vers le fond la toile. Je suis aspiré vers l’horizon, seule échappatoire à ces longues rangées d’arbres.

En constatant la production intensive de mêmes paysages au fil du temps et des saisons je ne peux m’empêcher de conférer une notion de cycle au travail d’Hockney dans le Yorkshire : le cycle du jour, le cycle des saisons, le cycle de la vie, la mort, la renaissance du paysage. Dans la période du Yorkshire deux grandes notions se confrontent donc : une notion métaphysique par l’expression du cycle de la vie et une notion physique subjective par son travail autour du point de vue et de la perspective.

 

Article proposé par Adrien Giordana

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